Inondations: Nouveau dispositif de prévention en marche

Le nouveau système d’aide à la gestion des risques d’inondation, mis en place par le ministère de l’Intérieur, ambitionne de limiter les dégâts dans les zones à risques, notamment en alertant les populations et en mettant en sécurité les personnes, les biens et les activités économiques. L’idée est d’éviter la reproduction de certains drames causés par les crues (Ph. L’Economiste)

Les dégâts causés par les dernières crues dans certaines régions ont remis sur la table la question du renforcement de la prévention face aux catastrophes naturelles. Après la validation en Conseil du gouvernement de la nouvelle taxe parafiscale pour la couverture des événements catastrophiques, le ministère de l’Intérieur vient de lancer, mardi dernier, un nouveau projet axé sur la prévention des inondations.

Ce département a mis en place un système intégré d’aide à la gestion des risques d’inondations. Ses responsables ont mis l’accent sur l’augmentation de la fréquence de ces événements extrêmes lors des deux dernières décennies. Le nouveau système sera déployé, dans une première étape, via un projet pilote à Rabat. Il s’agit d’un centre opérationnel de veille, d’alerte et d’aide à la gestion des risques d’inondations au niveau du ministère de l’Intérieur.

Le procédé permettra d’alerter, par anticipation, les populations exposées aux risques d’inondations et de mettre en sécurité les personnes, les biens et les activités économiques. Concrètement, le nouveau système sera axé sur l’observation, le suivi, la prévision et les alertes météorologiques.

S’y ajoute l’identification des zones inondables en plus de la collecte, la diffusion et le suivi des informations hydrologiques et hydrauliques. Ce qui permet de mettre en place des plans d’actions à activer en cas de risque lié aux inondations. Le mécanisme est articulé autour de deux volets. D’un côté, le centre opérationnel de veille et, de l’autre, un centre de prévision des crues.

Ce système ambitionne de pallier les insuffisances du modèle actuel de gestion des risques, en optant pour une approche prospective. Surtout face à «l’ampleur des phénomènes jugés dangereux et dévastateurs, exposant les populations à des risques imminents et non maîtrisables des catastrophes naturelles, dont la maîtrise est devenue une urgence et la vigilance une action prioritaire», est-il indiqué.

La nouvelle disposition, qui sera financée par le Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles, sera déployée dans une première phase au niveau de 4 zones représentatives des problématiques d’inondations, selon le département de l’Intérieur. Il s’agit de Mohammedia (centre urbain), d’Ourika (vallée), du Gharb (plaine) et de Guelmim (zone saharienne).

Des centres provinciaux de coordination seront installés au niveau de ces préfectures et provinces. Ce modèle sera dupliqué par la suite à toutes les zones vulnérables prioritaires sur tout le territoire national. Son implémentation connaîtra l’implication des différents intervenants dans le domaine de la gestion des risques d’inondations.

Il s’agit, en plus du ministère de l’Intérieur, du département de l’Equipement, du Transport et de la logistique, de la direction de la météorologie nationale, de la direction de la recherche et de la planification de l’eau, des agences des bassins hydrauliques de Bouregreg Chaouia, de Draa Oued Noun, de Sebou, de Tensift, en plus d’un partenaire international.

Source : https://www.leconomiste.com/article/1050763-inondations-nouveau-dispositif-de-prevention-en-marche