Plan gazier : La phase «Gas to Power» destinée à l’électricité s’élargit à l’industrie

Le gazoduc, d’une longueur d’environ 400 kilomètres devant relier le terminal GNL au Gazoduc Maghreb Europe, alimentera, chemin faisant, non seulement les sites des futures centrales à cycles combinés, mais également les unités industrielles. Des points de piquage seront prévus le long de cette infrastructure pour les desservir en gaz naturel. Il reliera le futur terminal GNL (Jorf Lasfar) au GME en passant par Mohammedia, Kénitra et Dhar Doum. 

Bonne nouvelle pour l’industrie marocaine. Le projet «Gas to Power», première phase du méga plan de développement du gaz naturel liquéfié (GNL), destinée à couvrir les besoins de production d’électricité, bénéficiera également aux industriels. C’est ce qui est désormais envisagé par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), à qui l’État a confié la réalisation du projet. L’Office a décidé que le futur gazoduc de transport du gaz naturel, d’une longueur d’environ 400 kilomètres reliant le terminal GNL au Gazoduc Maghreb Europe (GME), alimentera, chemin faisant, non seulement les sites des futures centrales à cycles combinés (CCGT), mais également les unités industrielles. «Dans ce sens, des points de piquage seront prévus le long du gazoduc pour desservir les différents points de consommation en gaz naturel», souligne le top management de l’ONEE.
Rappelons que lors de la présentation en décembre 2014 du plan gazier, le ministère de l’Énergie avait spécifié que le développement du GNL au Maroc visait à couvrir d’abord les besoins de production d’électricité (Phase «Gas to Power») pour satisfaire ensuite les besoins de l’industrie (Phase «Gas to Industry») et d’étendre enfin progressivement son utilisation aux consommateurs tertiaires et résidentiels.

Pour la Phase «Gas to Power», le gazoduc de transport du gaz naturel haute pression est l’une des 4 composantes principales du projet dont l’objectif est de réaliser les infrastructures gazières et électriques pour un investissement estimé à 4,6 milliards de dollars. Le gazoduc, à lui seul, nécessitera un financement de 600 millions de dollars. Il reliera, plus précisément, le terminal GNL (Jorf Lasfar) au GME en passant par Mohammedia, Kénitra et Dhar Doum (situé à 120 km au sud de Tanger). Outre le terminal (d’une capacité annuelle de 5 milliards de m3) et le gazoduc, le projet «Gas to Power» prévoit également deux centrales à cycles combinés fonctionnant au gaz naturel, d’une puissance d’environ 2.400 mégawatts (MW), dont une de 1.200 MW à Jorf Lasfar et l’autre, de 1.200 MW également, à Dhar Doum. La mise en service des infrastructures gazières est prévue au plus tard pour début 2021 et celle des centrales CCGT progressivement entre 2021 et 2025. L’ONEE affirme qu’il dispose globalement d’un portefeuille de sites permettant d’installer une capacité de production électrique totale de 6.300 MW en centrales CCGT. Le projet sera développé dans le cadre de la production privée d’électricité, conformément à la loi 40-09, avec garantie d’achat par l’Office de la totalité de l’électricité produite via des contrats de longue durée. L’adjudicataire du marché sera connu cette année.

Source : http://lematin.ma/journal/2017/la-phase-laquo-gas-to-power-raquo-destinee-a-l-rsquo-electricite-selargit-a-l-rsquo-industrie/266726.html#sthash.6GRsVZe0.dpuf