L’Agence urbaine de Casablanca veut revoir tout le dispositif pour le Grand Casablanca

Le Grand Casablanca génère, à lui seul, 19% du PIB national et abrite 40% des unités industrielles.

L’Agence urbaine de Casablanca projette de réviser le dispositif de dérogation en matière d’urbanisme dans le Grand Casablanca. L’institution planche sur une étude d’évaluation de cette procédure dans l’objectif d’introduire davantage de souplesse et d’efficacité dans la gestion urbaine. Ce qui lui permettra de réduire «considérablement» le nombre de dossiers d’investissement nécessitant un recours à la dérogation.

Après plusieurs années de mise en œuvre, l’Agence urbaine de Casablanca compte soumettre à évaluation la fameuse procédure de dérogation en matière d’urbanisme dans le Grand Casablanca. L’institution doit commanditer le 11 septembre prochain, pour plus de 2 millions de DH, l’étude d’évaluation de ce dispositif. Le processus d’évaluation de l’impact de la dérogation concernera l’ensemble du territoire couvert par le Schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Casablanca (SDAU), à savoir Casablanca, Mohammedia, Nouaceur, Médiouna et Mansouria. «Il s’agit d’évaluer quantitativement et qualitativement la procédure de dérogation, d’apprécier sa mise en œuvre et d’analyser les impacts économiques, sociaux et environnementaux qu’elle engendre», précise l’Agence urbaine. Pour l’institution, l’évaluation de l’impact de cette procédure est devenue impérative pour le Grand Casablanca compte tenu de l’importance du nombre de dérogations accordées. Le processus d’évaluation permettra ainsi de statuer sur l’opportunité d’arrêter carrément cette procédure ou identifier des mesures à mettre en place pour son amélioration et son recadrement.

À en croire l’institution, la dérogation a certainement contribué au déblocage d’un nombre «important» de dossiers d’investissement. Seulement voilà, il y a lieu de pallier ses impacts négatifs. «Dans ce sens, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), à travers son rapport, a émis un certain nombre de recommandations portant sur la régulation urbaine, l’articulation des échelles de la planification urbaine, l’assouplissement des procédures, la gouvernance territoriale, le financement de l’urbanisation, la maîtrise du foncier et le rehaussement de l’expertise», détaille l’Agence. L’objectif de l’institution chargée de l’urbanisme est d’introduire davantage de souplesse et d’efficacité dans la gestion urbaine. Ce qui lui permettra de réduire «considérablement» le nombre de dossiers d’investissement nécessitant un recours à la procédure dérogatoire, si cette dernière est maintenue. D’une superficie de 1.226 km2 et d’une population de 4,2 millions d’habitants (selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat de 2014), le Grand Casablanca génère à lui seul 19% du PIB national et abrite 40% des unités industrielles. La région attire 48% des investissements et renferme 30% du réseau bancaire.
Elle jouit d’infrastructures portuaires, aéroportuaires, ferroviaires et routières qui facilitent la circulation des marchandises et des habitants. Le port de Casablanca cumule pas moins de 40% des échanges extérieurs. Quant à l’aéroport Mohammed V, il concentre à lui seul 40% de l’activité aéronautique sur le territoire national.

Source : http://lematin.ma/journal/2017/l-rsquo-agence-urbaine-de-casablanca-veut-revoir-tout-le-dispositif-pour-le-grand-casablanca/277196.html?utm_source=link&utm_campaign=Slider&utm_medium=inside&utm_term=Page-Home&utm_content=lematin