Exagérations ou affabulations : un nouvel éclairage sur l’affaire du viol collectif présumé à la mission française de Mohammedia

Effet des grandes vacances ou excès de prudence ?  Depuis l’éclatement du scandale du viol collectif présumé d’une collégienne par quatre de ses camarades à la mission française de Mohammedia,  nos (cf ladepeche.ma) nombreux appels à l’administration du Groupe Scolaire Claude Monet sont demeurés sans réponse à ce jour.

Même son de cloche du côté de la PEEP, l’Association des Parents d’Elèves de l’Enseignement public français: “Désolés, nous n’avons aucune information à vous communiquer  à ce sujet pour le moment. L’affaire est entre les mains de la justice”.

L’affaire a été révélée il y a quelques jours par nos confrères de Hespress, suite à une plainte pour “viol sur mineure”, “incitation à la débauche” et “menaces” déposée par la mère de la victime présumée.

Âgée de 13 ans et de nationalité française, celle-ci aurait confié à sa mère avoir été victime de harcèlement pendant 8 mois puis de viol collectif de la part de quatre de ses camarades dans un terrain vague en face du collège Claude Monet à Mohammedia. Ceux-ci l’auraient également fait chanter, selon ses dires, par le biais de photos et de vidéos prises pendant ces agressions, l’un des agresseurs la contraignant carrément à des pratiques sexuelles “pornographiques”.

“Cette histoire est une pure invention. La petite a eu une relation platonique pendant 3 mois avec l’un des garçons, puis s’est amusée à flirter avec trois autres copains. Il n’y a jamais eu de viol ni la moindre agression sexuelle. Les quatre garçons ont été convoqués par la police et ont comparu hier devant le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca, une expérience traumatisante pour des enfants de cet âge. Aucune preuve n’a été retenue contre eux, ils sont complètement innocents. C’était un jeu d’enfants, sans plus. La maman a commis l’erreur d’alerter les médias avant la conclusion de l’enquête. Elle a depuis décidé de retirer sa plainte”, affirme pour sa part à La Dépêche Meryam Laraqi Hosseini, présidente de l’Association des Parents d’Elèves Indépendants (APEI), qui dit suivre de près cette affaire.

Une chose est sûre en tous cas: le harcèlement psychologique et sexuel en milieu scolaire est un tabou que certains parents n’hésitent plus à dénoncer et se veulent déterminés à combattre, encouragés par la création en février 2009 de l’association “Le Sourire de Réda” d’aide aux jeunes en souffrance en mémoire du petit Réda, 13 ans et demi, jeune collégien au Lycée Lyautey de Casablanca, qui s’était donné la mort suite au harcèlement dont il faisait l’objet de la part de ses camarades.

Avec l’association de protection des enfants mineurs (APEEM), nous sommes en train de réfléchir aux moyens les plus efficaces pour protéger les enfants dans le milieu scolaire contre le harcèlement sous toutes ses formes”, assure en conclusion Madame Laraqi.

Source : https://ladepeche.ma/viol-collectif-presume-a-mission-francaise-de-mohammedia/